Sexorama, ce que vous avez peut-être loupé ces dernières semaines

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5 février 2018 à 15 h 03 min  •  Catégorie Sexorama par  •  0 Commentaires

On n’a pas toujours le temps de tout lire, tout voir, sur le net. Voici un rapide tour d’horizon d’infos en tout genre que nous avons trouvées intéressantes !

Crac Crac, l’émission décomplexée

Une nouvelle émission arrive sur My Canal avec à sa tête l’un des trublions de la télé Mr Poulpe. L’idée est de s’intéresser à “toutes les sexualités, tous les genres, sans tabou, sans chemise et sans pantalon” comme il est dit en ouverture. Alors forcément, ça nous a plu. C’est un joyeux mélange de vraies infos et d’humour décalé. Crac Crac est une émission  audacieuse sur un sujet auquel tout le monde pense mais dont on parle assez peu dans le PAF.

Big up Chimamanda Ngozi Adichie

La semaine dernière, l’autrice féministe Chimamanda Ngozi Adichie était interviewée par Alexandra Bensaïd sur France Inter. La journaliste revient sur la tribune du Monde “La liberté d’importuner” et le mouvement #metoo. L’écrivaine répond avec beaucoup de pertinence. Elle explique que les arguments de la tribune sont antiféministes car ils instaurent l’idée que les besoins de l’homme priment sur les besoins de la femme. Or, Chimamanda Ngozi Adichie explique que les “femmes ont le droit de raconter leurs histoires”, qu’elles doivent être “participantes à part égale dans les rituels amoureux”. Le mouvement #metoo doit être le début d’un mouvement plus profond, qui touche l’humanité tout entière. Elle explique également que cela doit passer par l’éducation des garçons, que nous devons “leur donner les mots de l’émotion, les autoriser à être vulnérables”. Nous vous recommandons fortement de lire, outre ses magnifiques romans, son manifeste pour une éducation féministe “Chère Ijeawele”, chez Gallimard.

Et sur le même thème nous vous recommandons de lire le très bel entretien de Christiane Taubira dans Libération où elle répond à celles et ceux qui craignent les dérives de la délation calomnieuse.  : “Il y a sûrement dans le mouvement du hashtag #Metoo de la délation, des abus, des fantasmes. Qu’on les trouve et qu’on les dénonce. Mais ne remplaçons pas l’événement par sa marge et ne discréditons pas tout un moment essentiel de la lutte des femmes pour leur citoyenneté, pour leur égalité dans l’espace public, à cause de la marge.” Seul le titre de la tribune choisi par Libération est un peu racoleur, le reste de ses propos est bien plus profond.

Halte à la censure !

Voilà un petit pied de nez à l’association Promouvoir qui depuis quelques années s’est donné pour mission de protéger nos chérubins de toutes scènes de sexe au cinéma, incitant ainsi à la censure puritaine. Jusqu’à présent, un film comportant une scène de sexe non simulée était automatiquement interdit aux moins de 18 ans, entraînant ainsi de réelles difficultés de diffusion pour les films.

Aujourd’hui ce ne sera plus un critère rédhibitoire. Jean-François Mary, membre du CSA explique que “le fait qu’une scène de sexe soit simulée ne change pas forcément son caractère explicite. Un rapport sexuel feint à l’écran peut être tout aussi déconcertant pour un mineur, qu’une scène de sexe véridique.” Voilà qui nous amènera à nous interroger un peu plus intelligemment sur ce qui est choquant ou ne l’est pas et pour qui ?

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