Des « love(re)treat » pour libérer le potentiel érotique des couples…

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2 novembre 2016 à 18 h 41 min  •  Catégorie On a testé pour vous par  •  1 Comment

Les « love(re)treat » débarquent dans le paysage français. Leur promesse : « Libérez le potentiel érotique de votre couple »…
Le premier week-end a lieu les 3 et 4 décembre, dans la Ville Rose, parce que sa couleur est symbolique, et parce que les fondateurs y vivent. Capucine Moreau, créatrice de l’antenne du CCF à Toulouse, fait partie de l’aventure. Alors, forcément, on a voulu en savoir plus !


Questions à
Jean-Jacques Lutz, fondateur du concept.

CCF : Bonjour Jean-Jacques, peux-tu déjà nous dire qui tu es ? 
Qui je suis ?… C’est une question difficile… cela m’aurait été plus facile de dire vers où j’essaye d’aller… !
J’ai à la fois un parcours d’éducation très « standard » dans le sens de « normé » (diplômé des grandes écoles d’ingénieurs), et un caractère résolument passionné qui me fait prendre des décisions qui peuvent paraître en décalage par rapport à « la route toute tracée que la société me propose… ». Là où certains diront que je suis courageux dans mes choix, pour moi, il n’y a juste pas d’alternative, pas d’autres choix pour me sentir vivant, dedans. C’est donc plutôt une question de survie, je ne peux pas (plus) me résoudre à faire quelque chose qui n’a pas un sens profond pour ma vie.

CCF : Qu’est-ce qui t’as donné envie de créer ces love(re)treat ?
Je crois que c’est d’abord mon histoire personnelle. Mon premier mariage s’est soldé par un divorce qui m’a plongé dans un vrai désespoir. N’y a t-il pas alors une certaine ironie de considérer que j’ai passé plus de vingt ans à étudier comment faire décoller des fusées, calculer le spin des électrons, comprendre la micro-économie, le traitement du signal… et se retrouver dans une impasse vitale après un divorce, faisant le constat rétrospectivement que l’on ne m’avait offert aucune possibilité d’apprendre avant que le crash n’arrive ?

Bien qu’au fond du fond, par chance, et par nature sûrement, j’ai alors décidé de retrouver l’Amour et sans tarder j’ai rencontré Carole avec qui je partage ma vie aujourd’hui, depuis 11 ans. Ce que je vis est fantastique. Je pense que je le dois à l’application de principes qui placent notre couple dans un processus de développement continu. Par exemple, j’ai décliné la demande en mariage de Carole, car je préférais un engagement précaire (comme notre PACS actuel que chacun peut révoquer à chaque instant) qui était pour moi une sorte de motivation à apporter une attention de chaque instant à notre relation, pour que cette relation fragile ne se brise pas. La savoir libre et me savoir libre m’apparaissait finalement plus intéressant en terme de dynamique du couple, plutôt que de sceller notre union (d’ailleurs « sceller », ce n’est pas très dynamique comme terme, non ?).

Aujourd’hui, j’attribue clairement le bonheur que l’on vit à notre démarche de développement personnel dans notre couple. Certains couples le font naturellement, comme cela a été le cas pour nous au départ, d’autres y travaillent, comme c’est le cas aujourd’hui.

Ma motivation de créer love(re)treat est de partager ce « secret » avec le plus grand nombre de personnes. Et quand je dis « secret », il y a trois niveaux. Première étape : on vous le dit et vous l’intellectualisez (c’est ce que vous avez fait en lisant ces lignes). Deuxième étape : vous le vivez et vous le ressentez émotionnellement, maintenant vous y croyez et vous voyez un chemin s’ouvrir (c’est l’objet de love(re)treat). Et troisième étape : vous le mettez en pratique tous les jours pour que cela devienne une habitude, une seconde nature (c’est l’après love(re)treat pour ceux qui le décideront).
Avec love(re)treat, j’espère ouvrir des pistes pour permettre à chacun de répondre à des questions fondamentales et s’épanouir dans son couple.

CCF : Je crois que tu es un fidèle des ateliers du Cabinet de Curiosité Féminine de la Ville Rose, que viens-tu y trouver ? 
C’est exact. Je connais le CCF sur Toulouse depuis le premier atelier mixte qui a été organisé. J’ai tout de suite été séduit par l’approche décrite sur le site web et aussi les émissions de radio. Aussi, dès que j’ai décidé de participer à une atelier, j’ai souhaité directement adhérer à l’association avant même d’avoir « testé » le premier atelier. J’y voyais quelque chose de grande valeur, en ligne avec mon approche personnelle de développement de ma vie érotique et sexuelle. Dans ce même esprit, j’ai décidé d’aller à tous les ateliers (du moment que j’étais disponible) parce que je crois que c’est toujours très intéressant d’apprendre des choses sur des thèmes liés à la sexualité (pas seulement féminine), et même sur des thèmes avec lesquels on se dit qu’on n’a pas d’atomes crochus.

Dans les ateliers, il y a un bel équilibre entre la parole des animateurs et les participants. Les règles de confidentialité des échanges, de liberté de parole, de non jugement et de respect des autres sont des valeurs que je partage, on s’y sent bien.

Je vois love(re)treat comme quelque chose de complémentaire, qui tissera peut-être moins de réseau social autour de ces questions, et se recentre plus sur la cellule du couple, sur soi et son partenaire.

CCF : Peux-tu nous en dire davantage sur ces week-ends ? 
Plus j’y pense, plus je pense qu’il serait fun de commencer par un tableau comme à la Magritte : « Ceci n’est pas un week-end libertin ! » tant il est rapide et facile pour nos interlocuteurs de fantasmer sur l’idée que puisqu’il s’agit de couple, d’érotisme dans un hôtel plein de charme, alors forcément ce doit être libertin…

Un week-end love(re)treat, c’est un week-end en amoureux, comme Carole et moi en avons passés dans différentes villes d’Europe. C’est un moment privilégié pour se retrouver à deux, dans une belle ville, dans un très bel hôtel, être curieux de découvrir de nouvelles choses, faire la fête, et passer des moments inoubliables, qui nous nourrissent. Mais au lieu d’aller visiter un musée, ou bien passer énormément de temps à chercher des lieux exceptionnels, notre équipe love(re)treat aura préparé une conférence le samedi matin, proposera des exercices libres pour l’après-midi et le soir, mettra à disposition un ensemble de ressources liées au weekend (livres, films, objets, lingerie, bonnes adresses,…). Tout cela se passera dans un hôtel fantastique que nous aurons sélectionné avec attention. Le dimanche, il y aura la possibilité de prendre un brunch en ville avant de se retrouver en début d’après-midi pour un moment de partage, qui se finira par la possibilité d’un speed-coaching en one-to-one avec chaque couple. Pendant tout le week-end, durant les temps libres, nos intervenants seront aussi à disposition si certains souhaitent discuter de manière plus intime. Il est important d’insister sur le fait que les participants ne sont obligés en rien, il choisissent de s’investir dans une démarche, ou non…

Les séances en groupes ne ressembleront vraisemblablement à rien de ce que les personnes connaissent. Je suis un fan des enseignements de Tony Robbins que j’ai suivi à plusieurs reprises. J’y ai découvert que « formation » n’était pas nécessairement synonyme de « silence », « ennuis », « laborieux », « sérieux », mais au contraire pouvait être une expérience incroyable pleine d’énergie, de fun, d’émotions et de connexion entre les personnes!

CCF : A qui s’adressent-ils ? 
Nos weekends s’adressent à des couples établis qui souhaitent nourrir leur relation amoureuse et libérer leur potentiel érotique. Ce ne sont pas des couples en quête de thérapie, ou avec des problèmes lourds. Ils nourrissent juste une envie de vivre pleinement.

On s’est posée la question de savoir si on s’adressait à des couples hétéros, gays ou lesbiens. Au final nous avons décidé que c’était une non-question et que tout type de couple sentirait si notre proposition le concernait ou non.

J’en profite pour « refaire mon Magritte » : ces weekends ne sont pas un lieu où l’on va favoriser les rencontres libertines, le but est même inverse puisqu’ils se centrent sur le couple. Le code de conduite pendant les séances en groupe sera très strict à cet égard, afin que tous les participants se sentent pleinement à l’aise par rapport à ce qu’ils seront venus chercher.

CCF: On a vu que les thématiques changeaient selon les week-ends, vous commencez par le plaisir féminin, et nous au CCF ça nous fait plaisir ! Pourquoi ce choix ? 
Pour cette première édition, on voulait commencer par quelque chose de fédérateur. En tant qu’homme, le plaisir féminin reste un domaine vaste à explorer. Sans entrer dans la polémique de savoir si c’est légitime ou non, vrai ou non, je crois qu’il existe un certain plaisir que les hommes retirent à procurer du plaisir à leur partenaire (c’est aussi lié à cette question prégnante de « performance »). Ce thème doit donc être attractif pour eux. Du point de vue de la femme, je crois que de pouvoir avoir un espace intime de temps et de lieu, où discuter de ce thème qui a longtemps été tabou est tout aussi important et attractif, surtout si cela permet de progresser dans son couple.

CCF : Les prix sont quand-même assez conséquents, et restent inaccessibles à beaucoup de monde. Cela nous interroge, nous qui essayons de nous adresser à toutes et tous. Pourquoi ce choix ? 
La première offre love(re)treat de Toulouse affiche 649€ pour le couple, soit 325€ par personne. Cela comprend la nuit dans un hôtel 5* dans l’hyper-centre de Toulouse, la formation, l’apéro convivial du samedi, l’accès à notre sélection de ressources, et la disponibilité de nos coachs durant tout le week-end. Je ne vous parle pas des frais afférents à la préparation de l’événement, logistique et contenu.
Tout cela pour dire que ce n’est pas cher.
Pour la question de savoir si notre offre s’adresse à tous ? Je ne crois pas. On s’adresse aux personnes qui ont l’envie de passer un weekend exceptionnel, qui sont curieuses, qui ont envie de se découvrir, elles et leur partenaire, qui souhaitent transformer durablement leur relation.
La question du coût : 325€ par personne, c’est moins d’un euro par jour pour s’offrir ce week-end tous les ans. Sauriez-vous économiser un euro par jour si vous le souhaitiez vraiment ? La réponse est évidemment oui… C’est le café pris par habitude au bar tous les matins, quelques cigarettes de moins par jour, un abonnement mensuel TV en moins…
La vraie question au final c’est de savoir si l’on est prêt à investir en soi.
J’ajoute que nous sommes conscients que la décision d’investissement peut être très difficile pour certains et que de nombreux doutes pourraient empêcher de faire le premier pas. Aussi, nous avons développé une proposition « satisfaits ou remboursés » qui est la suivante : « Si, après le workshop du Samedi, vous estimiez que notre offre n’est pas à la hauteur de votre investissement, vous pouvez décider de quitter l’événement et nous nous engageons à vous rembourser intégralement les sommes versées. »  
Honnêtement, avec toutes ces conditions, j’ai du mal à accepter l’argument « C’est trop cher ». J’entends surtout : «Je n’en n’ai pas vraiment envie, je ne crois pas que cela vaille cet investissement financier (et je ne veux même pas aller vérifier, sans risque)… ».

Cette question du tarif est très intéressante, car vous aurez compris que la formation, et la décision de se développer personnellement et dans son couple, a déjà commencé avant même l’événement, au moment de prendre cette décision de s’inscrire et d’investir dans votre couple.

CCF : Quelques mots pour finir ? 
Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à notre action. J’aurais aimé avoir plus de temps, pour pouvoir être plus court (je crois que j’ai là une grande marge de progression).

J’aimerais dire à vos lecteurs et lectrices que tous les membres de l’équipe love(re)treat sont accessibles, si vous avez des questions, on sera heureux d’en discuter. Vous avez compris que ce projet est quelque chose qui nous tient réellement à cœur, et on a hâte de partager tout cela avec vous !

Plus d’informations : www.loveretreat.org / contact@loveretreat.org

Un commentaire

  1. Potin-kahn / 5 novembre 2016 at 9 h 49 min / Répondre

    Le couple c’est comme un jardin, ça s’arrose, ça doit être  » nourri »… Cela ne va pas de soit.

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