L’épilation, un sujet épineux !

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12 août 2013 à 13 h 32 min  •  Catégorie Corps et âmes par  •  12 Commentaires

Je ne vais pas vous faire l’apologie du naturisme, non, non ! En revanche, nous parlerons bien de poils. Ceux auxquels on a décidé de faire la guerre depuis quelques années, en vantant le fait que l’épilation est plus hygiénique, qu’un pubis glabre est plus esthétique. Les industriels et les  publicitaires s’en donnent à cœur joie : rasoirs deux lames, trois lames…jetables ou non, cire, mousse à raser, appareils électriques, épilateurs à lumières pulsée, décoloration, et le top du top, le vibromasseur rasoir (oui celui-là vous ne l’avez pas vu venir hein et pourtant c’est bien réel !). C’est un vrai business et l’été les ventes s’envolent.

En quelques chiffres :

– 0,2% L’évolution en valeur du marché des dépilatoires, à 103,4 M€, CAM au 8 janvier 2012, sur un an

– 3,2% Son évolution en volume, à 18,2 millions d’unités

+ 3,2% L’évolution en valeur du marché des rasoirs féminins, à 53,8 M €, CAM au 1er janvier 2012, sur un an

(Sources : SymphonyIRI ; origine : fabricants; Nielsen ; origine : fabricants)

L’épilation fait partie de la mise en beauté des corps et pour cela le marché ne connait pas la crise. Tandis que les femmes s’épilent (les aisselles, la moustache, les jambes, le maillot, les avant-bras, les sourcils, les doigts de pieds…), les hommes eux aussi ont été rattrapés par cette mode. Ce qui était symbole de virilité n’est plus qu’un lointain souvenir. A l’heure où la métrosexualité est de rigueur, les torses et les parties génitales sont aussi lisses que du verre poli. Cette préférence pour l’épilation intégrale s’appelle l’acomoclitisme. A l’inverse, la barbe serait plutôt à la mode (cherchez l’erreur).

Ne regrettons pas l’époque de la deuxième moitié du 20ème siècle (oui dit de cette manière, cela donne la sensation qu’il s’agit d’une époque très lointaine) où les poils étaient encore considérés comme tout à fait naturels.

Pour les nouvelles générations ce n’est visiblement pas si naturel…Un jour un jeune homme de 20 ans m’a confié qu’il était très amoureux d’une jeune femme, mais qu’il ne pourrait jamais lui faire l’amour car il savait qu’elle ne s’épilait pas le sexe. Je suis tombée des nues. Je lui ai répondu que ce n’était pas une fin en soi et qu’il ne s’imaginait pas le pouvoir que les poils avaient sur le désir sexuel. Il m’a répondu que pour lui c’était inimaginable. Je me suis dit qu’il changerait d’avis avec le temps. La dictature de l’épilation intégrale, qui fait que certains n’imaginent pas faire l’amour à une femme avec une jolie toison pubienne, est peut être un phénomène de mode, qui passera.

D’abord, ce qu’il faut tout de même savoir, c’est que raser ou épiler crée une irritation et une inflammation des follicules ce qui cause de multiples blessures microscopiques. Ensuite, les poils pubiens font barrière aux bactéries, aux saletés qui pourraient entrer dans le vagin. Enfin, ils retiennent l’odeur des sécrétions naturelles du sexe et lorsque tout est bien net, ces sécrétions risquent de perdre l’une de leur fonction principale : celui de baume sexuel déclenchant l’excitation chez un partenaire.

Pour celles et ceux qui ont décidés de rester poilus on va retrouver des styles de rasages et taillages de poils plutôt sympa comme :

 

epilation_pubis_feminin

–          l’épilation du maillot : on taille les côtés de telle sorte que rien ne dépasse du maillot de bain ;

–          l’épilation « ticket de métro » (ou passe Navigo c’est à vous de voir…) ;

–          l’épilation à la brésilienne.

Nouvelle tendance? Pour colorer « les cheveux du bas » un fabriquant à imaginer un produit plutôt drôle (ou pas) : Color Betty. Vous pouvez choisir: orange pour un automne éclatant, rose pour une soirée disco ou encore blond doré pour l’été. Classe (ou pas). « Mes poils sont assortis à mes ongles de pieds, c’est bon je suis prête !»

Notons que les chinois, eux, ont inventé une paire de collants poilus… pour les femmes victimes de harceleurs dans la rue… C’est sûr ça rebute mais pourquoi pas !

poil

 

J’ai voulu savoir ce qu’en pensait Stéphane Rose auteur de « Défense du poil – Contre la dictature de l’épilation intime« , aux éditions La Musardine.

Les poils du mont de Vénus en violet, ça te tente ?

Non. Je n’en ai jamais vus mais la simple idée me donne envie de fuir en courant. Ce que j’aime dans les poils qui entourent le sexe de la femme, c’est ce qu’ils impliquent d’expression et de revendication naturelle du corps. Les teindre, c’est comme les tailler en petit triangle bien dessiné, en ticket de métro ou autre titre d’épilation proprette qui vise à domestiquer quelque chose qui relève du sauvage, de l’indomptable. En matière de chatte, j’ai toujours préféré me promener dans les énigmatiques sous-bois broussailleux que dans les prévisibles jardins à l’anglaise. L’épilation  maitrisée, c’est l’épilation rassurante, et je n’ai pas peur des chattes. Le comble de l’horreur à mes yeux, c’est cette offre que j’avais vue dans un institut de beauté à l’époque où j’enquêtais pour Défense du poil : des pochoirs d’épilation en forme de cœur que l’on teint ensuite en rose. Si mon amoureuse me fait ce coup là un jour, je pense qu’on n’aura plus de sexualité pendant un ou deux ans et qu’il me faudra avaler trois brouettes de Viagra avant de pouvoir revenir aux affaires. A la limite, je préfère une épilation intégrale, qui a au moins le mérite de l’obscénité érotique. Un sexe de  femme domestiqué, ça relève de l’obscénité tout court.

Le sexe d’une femme en quelques mots pour toi Stéphane ?

Le sexe d’une femme pour moi, dans l’ordre croissant de son exploration, c’est d’abord les poils, qui ont ce pouvoir extraordinaire d’étendre la géographique du sexe : elle ne se limite alors plus aux lèvres, au clitoris et à l’orifice mais va bien au-delà : la zone pubienne, éventuellement prolongée jusqu’au nombril par une petite cheminée de poils, l’intérieur des cuisses, l’anus… Un territoire plus grand pour des  réjouissances plus grandes (et plus variées). Une fois cette barrière hautement fantasmatique franchie, le sexe dévoile sa partie charnue (à ne pas négliger non plus, car elle revendique autant de l’identité du corps que les poils), et en fin de course, l’intérieur. Sans poils, c’est excitant, mais c’est une excitation directe, frontale, pornographique. Avec poils, l’excitation est plus fantasmatique, et donc érotique : le chemin n’est pas balisé, il faut se perdre un peu avant de le trouver (c’est pour ça que je n’aime pas le ticket de métro, il me fait l’impression d’une flèche qui indique l’endroit de la pénétration et c’est bon, merci, je n’ai pas besoin de plan). J’aime une femme qui s’épile intégralement, et laisse ensuite repousser ses poils sans y toucher : ils dessinent alors la zone du sexe comme un grisé au crayon, qu’ils investissent ensuite à mesure que les poils repoussent, pour attendre de nouveau cet état originel, naturel et éminemment féminin (le poil n’est pas une affaire de genre, et tous ceux qui pensent ça se sont gentiment fait arnaquer). J’aime les quatre saisons de la chatte.

Merci Stéphane.

Je n’ai qu’une chose à dire : Aller, tous à poils !

La-femme-de-Chubaka

12 Commentaires

  1. Melanie Biche / 19 août 2013 at 17 h 42 min / Répondre

    Très coool 😉
    Un article plein d’inspiration qui m’a offert plein d’idées que je n’avais même pas imaginées 😉

  2. Silvia / 19 août 2013 at 20 h 36 min / Répondre

    Si tous les hommes pensaient comme vous, je serais ravie ! Je n’aime pas trop m’astreindre à cette épilation qui semble devenir obligatoire hélas… j’espère que ce n’est qu’une mode qui finira par passer…
    Le pire ce sont les hommes qui s’épilent là eux aussi ! C’est presque …répugnant… et certains ne s’arrêtent pas là, s’épilant le torse, les dessous de bras…. j’ai vu des horreurs sur les plages cet été…
    j’espère que d’autres hommes pensent comme vous.. je serais curieuse d’en connaître le nombre, si une enquête a été faite ?
    Très bonne continuation !

  3. Errian / 20 août 2013 at 10 h 05 min / Répondre

    Si, si, l’époque où les poils étaient tolérés est bien regrettée. J’ai décidé de ne plus m’épiler du tout, et je me sent beaucoup plus libre depuis. Mais la pression sociale est très présente /:

  4. Ashton / 20 août 2013 at 11 h 23 min / Répondre

    Pour ma part je déteste que ma partenaire s’épile intégralement. J’ai l’impression de faire l’amour à une enfant et psychologiquement, ça me dérange.
    En revanche, affaire de présentation, un minimum d’entretien n’est pas de refus.
    Pour ma part, je taille régulièrement mes poils pubiens histoire que le tout ne soit pas un amas de jungle broussailleuse.

  5. François / 22 août 2013 at 15 h 23 min / Répondre

    Très bien, l’article et l’interview !

    Voici un petit texte que j’ai publié sur le sujet dans la Revue AH ! (Bruxelles, Décembre 2010, n° 11, « Femmes je vous aime », Abécédaire, tome I)

    Epilation

    « Femme : long vase entrouvert, grand enfant chaud »
    Paul Morand

    C’est un monde, Vénus. Sous le tumulus, un sanctuaire. Une Origine mêlée de chair et de poils qui nous regarde, depuis Courbet. Un papillon rose et noir, comme un billet doux plié. Un jardin japonais – qui révèle et dissimule en même temps – ou une barbe chinoise – quand il ruisselle sous la douche. Décidément, les chiens de mes pensées sont à poils longs : femmes, je vous aime broussailleuses, duveteuses, laineuses, moussues, feuillues, poilues et odorantes ; ce feuillage où perle la troublante rosée peut seul retenir les odeurs de l’amour et les exalter. Mes yeux, mes doigts et mon nez cherchent encore et toujours l’ombre dense et touffue dans laquelle les images érotiques d’un autre temps reléguaient la divine crevasse où je versais, adolescent, mon idéalité confuse. Car la nudité et l’ombre sont collatérales : « Tout ce qui s’exhibe dans la lumière se précise, réclame le regard, se montre, affirme une volonté d’apparaître qui est le contraire de la nudité ou du moins du dénudement de ce que l’on cache », écrit Pascal Quignard dans Vie secrète. Depuis l’Antiquité, le sujet a visiblement soulevé autant de tempêtes que de jupes (voyez Du velu au lisse : histoire et esthétique de l’épilation intime de Jean Da Silva, Paris, Editions Complexe, 2009). Mais notre époque, en particulier, a le goût des contours propres et nets : elle cultive la passion froide des angles secs. C’est dire que les femmes à poils n’en ont plus – ou presque. Tabula rasa : l’éminence veloutée a perdu sa couronne de fleurs sauvages et se présente au regard sans voile, « pur comme un front d’enfant » (Pierre Louys). Régression douce : l’hygiénisme et la pornographie sont passés par là et, ensemble, ces deux disciplines ratissent large : de leurs transports en commun est née l’épilation ticket de métro qui règne désormais sur le coussinet féminin, cet airbag naturel sensé amortir les chocs au septième ciel. Vénus est passée chez l’esthéticienne et la pratique de l’épilation intime culmine désormais sur le mont Chauve : dans le vocabulaire normatif des vétérinaires du commerce sexuel, cette passion du glabre qui infecte l’œil contemporain répond au nom savamment tristounet d’acomoclitisme – littéralement, « un clitoris sans chevelure ». Bah ! Jouissez, y a rien à voir – aujourd’hui comme hier.

  6. gino / 8 septembre 2013 at 4 h 57 min / Répondre

    Ah que c’est divin cette toison en broussaille, pas maitrisée, libre de s’étendre haut et large…..
    Elle est synonyme de Désir, de Secret , de Mystère…….
    Elle est douce, elle est lisse et tiède……
    Elle exhale ses effluves délicieuses qui donnent le tournis………

    Ah, que c’est beau………..

    • fab / 24 octobre 2013 at 22 h 04 min / Répondre

      votre déclaration comme une réelle consolation …
      mais quel complexe toute une vie durant

  7. sexy_smelly_sushi / 12 juillet 2014 at 15 h 53 min / Répondre

    Ce serait intéressant de relever dans la littérature les hommages aux poils (ne serait-ce que pubien) pour montrer aux gens qui les trouvent « sales » que ce concept de poils non hygiéniques est un concept (très lucratif) créé par la société et qui peut donc revenir sur l’érotisme.

    Je pense notamment à Baudelaire, la chevelure (http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/charles_baudelaire/la_chevelure.html)
    Ô toison, moutonnant jusque sur l’encolure !
    Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir !
    Extase ! Pour peupler ce soir l’alcôve obscure
    Des souvenirs dormant dans cette chevelure,
    Je la veux agiter dans l’air comme un mouchoir ! …

  8. A. / 28 octobre 2014 at 12 h 38 min / Répondre

    J’adore les gens qui disent que le poil est sale quand la fonction première de celui-ci est de faire barrière aux bactéries!

    Je suis aussi contente de voir que je ne suis pas la seule – malgré mon jeune âge – à avoir décidé d’arrêter de m’épiler le sexe parce que:
    Pas envie que des grosses entreprises de cosmétiques* introduisent encore plus d’idées dans ma tête que c’est le cas aujourd’hui pour se faire encore plus de fric.

    Parce que au moins ça pique pas pendant les rapports et on se fait moins de « micro-lésions » que toutes les microbes y compris ceux qui provoquent des mycoses et ceux responsables des ISTs a-dorent (le poil ne protège pas des ists, faut pas rêver).

    Parce que ce parfum marin qui sort entre nos cuisses ça rappelle un peu les vacances.

    Parce que ça fait un peu mystérieux, tu vois, on est jamais vraiment tous nus.

    Parce qu’on ne pique pas tous les deux à cinq jours du coup on a pas peur de voir un homme pour la première fois en se disant « ah làlà mon sexe n’est pas super bien épilé ». Là, on s’en « câlisse comme d’une poêle à frire ».

    Parce que ça demande moins à manger qu’un chat et que ça risque pas de faire tomber le joli bouquet de fleurs dans un qu’un monsieur vous a offert la veille pour vous remercier de cette nuit torride que vous avez pu lui offrir**
    Parce que les poils vous ont permis de pas avoir votre sexe -particulièrement sensible – irrité parce que vous avez une repousse de 3 jours entre les pattes et que c’est trop court pour y mettre un coup de cire. Du coup, PLUS D AMOUR, wiiiiiiiiiiii! *lance des pétales de roses*

    Parce que, franchement, l’épilation c’est super-chronophage. Sans compter le temps passer à enlever les morceaux – superclasses- de cire qui restent.

    Parce qu’on risque pas de se brûler le sexe à la crème dépilatoire, ça évite ce genre de situations gênantes: https://www.youtube.com/watch?v=ubNy1xb11p8

    Parce que de toute façon le morpion est mort. Et qu’on est assez fan de vintage et de trucs disparus donc bon…

    Parce que c’est « obscène » en soit donc furieusement excitant. ça montre qu’on est plus une petite fille***et puis… Si on enlevait les poils à toutes ces vénus académiques ce n’était pas parce que c’était « plus beau » mais simplement parce que ça déssexualisait le sujet (va de même avec « l’effacement des tétons » qu’on constate chez certains peintres).

    Parce qu’on peut enfin dire « ce soir ça va être sauvage »… Quand un mec dit « ce soir ça va être sauvage » et qu’il a un ticket de métro… Personnellement, j’ai envie de rire.

    Parce qu’au final, la plupart des gens s’en foutent poils ou pas poils et s’ils refusent d’avoir des rapports sexuels avec vous simplement parce qu’ils trouvent qu’avoir des poils c’est « so’ 1900 » et que c’est sale dites vous que c’est un pauvre con(ne) qui ne mérite pas une nuit torrrride avec vous. De toute manière vous avez déjà reçu des fleurs d’un autre homme. -o-‘

    (*parlons de cosmétiques, pour ce qui est de l’alimentaire, sincèrement, on ne sait plus où donner de la tête entre le dogme végétarien qui serait prêt à dire n’importe quoi sous un prétexte scientifique faux ou non pour ramener des gens à leur cause et le « dogme » carnivore qui fait de même… Excusez la parenthèse.

    ** ça n’arrive jamais un homme qui fait ça, soyons contente qu’il nous remercie déjà en répétant à quel point on est belle tout en caressant nos cheveux et nos seins en restant des heures avec nous au lit…*soupir d’aise*

    *** ou de petit garçon faut pas oublier que l’épilation a tendance à s’unisexiser (oui ça ne veut rien dire) personnellement, je le regrette beaucoup, toutes ces odeurs agréables – ou non, il arrive qu’on ne trouve pas une odeur bonne, quelqu’un la trouvera bonne à notre place – toute cette douceur …. Les gens de mon âge ont des sexes qui piquent, attends… non, même les plus vieux! ._. héhéhé, les pluvieux… ok je sors).

  9. Lil' / 28 octobre 2014 at 19 h 27 min / Répondre

    Je me souviens avoir été troublée par les poils pubiens des femmes autour de moi quand j’étais petite, vers l’âge de 12 ans, j’ai lu un livre qui, il me semble, s’intitulait « La Grande », un passage décrivait la toison pubienne de la femme, j’avais trouvé cela très excitant!

    Je suis donc du même avis que l’auteur interrogé, pourtant je suis une femme, et je suis esthéticienne! Mais les petites touffes de poils ridicules que certaines femmes laissent, histoire de dire « j’ai des poils pubiens mais je suis « propre » (parce que oui, nombreuses sont celles qui disent que les poils c’est sale…) me perturbent, et me font plutôt rire.

    Et pour avoir testé toutes sortes d’épilations, le sexe avec mes poils, c’est bien mieux, c’est humide, ça décuple les sensations, ça vibre, ça sent le sexe…

    Mais aujourd’hui, la plupart des femmes s’épilent très jeunes, j’ai des clientes qui n’ont encore pas de vie sexuelle qui se font épiler tous les mois et me disent « mon futur copain aura de la chance car je déteste les poils », je me retiens de ne pas leur dire gentiment que certains hommes aiment les poils et que d’ailleurs le mien se fiche totalement de mon épilation et qu’il me préfère même avec des poils!

  10. Celgo / 2 novembre 2014 at 23 h 01 min / Répondre

    Très intéressants tous ces commentaires.

  11. Peuvent-ils souffrir ? / 15 décembre 2014 at 22 h 19 min / Répondre

    Un peu (beaucoup) moins de porno et un peu plus de véritables corps féminins dans l’imaginaire des hommes, ça ferait pas de mal !

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