Nous nous sommes retrouvées une nouvelle fois à l’atelier Nollet où Guillaume Ortega nous reçoit toujours si bien… C’étaient les 18 et 24 novembre derniers pour un nouveau volet sur les croyances limitantes concernant la sexualité féminine.

Il y avait plus d’une douzaine de participantes à chaque atelier, avec des parcours variés, certaines en construction ou en reconstruction autour de leur sexualité, d’autres vivant une sexualité qu’elles qualifiaient d’épanouie…

Toutes se retrouvaient cependant autour d’une ou plusieurs croyances dans leur rapport à elle même et aux autres qu’elles trouvaient bloquantes du type:

« je vais mettre mon couple en danger si on essaie une expérience sexuelle à plusieurs bien que l’on en ait envie »,

« si je couche le premier soir, ça met en doute ma vertu auprès de certains hommes »,

« je suis trop grosse pour porter des portes jarretelles »,

« j’ai un problème si je ne me masturbe pas »,

« je ne tombe amoureuse que des hommes qui me trompent »,

« on ne peut pas être homosexuelle et hétérosexuelle »,

« on ne peut pas avoir une sexualité épanouie avec la même personne toute sa vie »,

« je vais faire peur à mon partenaire si je m’abandonne vraiment en faisant l’amour »…

Aucune d’entre nous n’a jugé l’inexactitude ni même la véracité de ces croyances, l’objectif était déjà de les verbaliser et de les externaliser. Alexia a donné beaucoup d’éclairages sur des sujets concernant la sexualité féminine (vaginisme et dyspareunie, sexualité féminine…) et Mrs Rose a partagé quelques concepts de développement personnel pour essayer de nous rapprocher de nos nouveaux potentiels.

L’intérêt résidait principalement dans le fait de nommer nos croyances jugées limitantes, de les partager, de les mettre en perspective, de les distancier, d’en déconstruire certaines ou au contraire de les garder encore un peu pour continuer à se renforcer avant de les abandonner… une complicité, je dirais même une sororité s’est construite au fil de nos échanges permettant  le partage de nombreux sujets intimes et laissant de côté notre jugement pour une soirée !

En tous cas, une chose est sûre, c’est que nous ferons encore d’autres volets sur ce sujet…

Dans un cocon féminin, les participantes peuvent livrer une part d’elle-même dans un total respect. Nous repartons avec un nouveau regard sur nous-mêmes et en ayant appris des autres.

Par nos différences, nous arrivons au fil de l’atelier à se trouver et à se comprendre.