Samedi 25 juin, Alexia a sollicité la talentueuse Louise de ville pour organiser et Co animer le IXieme atelier Drag King du CCF.
C’est donc Alex et Louis qui ont accueilli la quinzaine de participantes à laquelle j’appartenais afin de nous accompagner dans notre transformation Aux Dessous d’Orphée durant près de 4 heures.

L’après-midi s’est déroulée en 2 étapes :

Première étape, la métamorphose physique avec les 3B du « franglais » de Louis :
–           Bounding : chacune d’entre nous s’est retrouvée à tenir ses seins pendant qu’une autre, la plupart du temps, inconnue encore quelques minutes auparavant, passait une bande pour les aplatir.
–           Barb : grâce au « menscara » et quelques poils de la collection personnelle de Louis, nous avons assombri notre regard, dessiné nos pattes et révéler notre duvet sur le bas de notre visage.
–           Bite : c’est un beau service 3 pièces que nous avons confectionné à l’aide d’un joli mi-bas couleur chair, rempli de coton. Spéciale dédicace pour le délicieux accent américain de Louis qui nous a parlé des quouïlles, des coyes… avant de laisser tomber pour reprendre sa langue natale afin de nommer les « bowls » en coton que nous nous sommes glissées dans la culotte. Le plus dur étant de résister à la tentation de ne pas se faire trop gourmande sur la taille de notre nouveau sexe…

Une fois la transformation physique effectuée, déjà très saisissante, c’est au cours de la 2eme étape visant à travailler notre attitude et notre comportement que j’ai été pourtant la plus troublée. J’avais rendez-vous avec mon animus mais c’est ma féminité qui m’est apparue. Dans ma démarche, mon regard et les expressions de mon visage, j’avais toutes les difficultés du monde à me débarrasser des codes féminins qui se sont révélés  très ancrés. Les autres kings étaient d’âges et de milieux diverses, cependant, tous ont ressenti la même difficulté à s’affranchir de leur féminin. Ils pouvaient, notamment pour certains d’entre eux, qui se croyaient très masculins, être surpris de cela.

Cet atelier nous a conduit à dépasser certaines de nos limites pour prendre notre place au sens propre comme au figuré ! Nous avons travaillé notre confiance en nous en s’exposant les uns face aux autres et en exprimant nos doutes et interrogations. Je suis toujours épatée par la grande bienveillance et complicité qui se met en place dans nos ateliers pour permettre cela.

L’expérience  touchant à sa fin, nous avons profité de la présence de notre photographe, Nicolas de Bacchus, pour immortaliser ce moment.
Quant à moi, je n’arrivais plus à quitter mon king ! J’ai choisi de le garder quelques instants encore pour sortir dans la rue,rentrer à la maison et soutenir le regard de mes proches. Mon père était chez moi ce jour-là. On s’est regardé, on s’est pris en photo et on s’est dit en regardant les clichés que l’on pourra s’économiser un test de paternité…

[metaslider id=7919]