Vaginisme et dyspareunie

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12 juin 2015 à 12 h 26 min  •  Catégorie Amour / sexualité par  •  4 Commentaires

Actuellement, les dysfonctions sexuelles féminines sont regroupées en trois entités cliniques :

Et :

  • Les troubles de la pénétration que l’on appelle, vaginisme et dyspareunie.

Ce qu’il est important d’évaluer tout d’abord, c’est le caractère de la dysfonction sexuelle (ceci est valable pour les trois entités cliniques) :

La dysfonction sexuelle peut-être primaire ou secondaire selon si, elle a toujours existé ou bien si elle est apparue après une période fonctionnelle.

La dysfonction sexuelle peut-être permanente ou intermittente selon si, elle existe à chaque acte sexuel ou bien si elle survient de temps en temps.

La dysfonction sexuelle peut-être sélective ou non-sélective selon si, elle existe avec un partenaire en particulier ou avec tous les partenaires ou bien si elle apparaît seulement dans certaines circonstances ou indifféremment de toutes.

Le vaginisme se traduit par des contractions des muscles du vagin visant à fermer l’orifice vaginal empêchant ainsi toute possibilité de pénétration. Ce sont des contractions réflexes involontaires de protection.

Le vaginisme peut avoir une origine psychologique : la pénétration est vécue comme une intrusion voire même une agression. Les causes sont nombreuses ; à la suite d’un viol, dépression, mésentente conjugale, absence de sentiments, problèmes professionnels etc.

Le vaginisme peut avoir une origine organique : elle peut être due à un hymen scléreux (hymen plus épais et résistant ce qui rend la première pénétration plus douloureuse et qui peut même l’empêcher), une malformation génitale, une bride ou cloison vaginale, etc.

Si le vaginisme s’avère être d’origine organique, un médecin pourra vous éclairer sur les éventuels traitements ou interventions possibles.

Si le vaginisme s’avère être d’origine psychologique, je vous conseille un suivi thérapeutique.

La dyspareunie se traduit, elle, par une pénétration difficile et douloureuse. La douleur pouvant être intermittente ou permanente.

On distingue plusieurs types de dyspareunies :

–          La dyspareunie d’intromission, c’est-à-dire au moment de la tentative de pénétration.

–          La dyspareunie de présence (après l’intromission)

–          La dyspareunie profonde, qui se traduit par la douleur survenant à la pression du fond vaginal.

La dyspareunie peut avoir une origine organique : liée à une sécheresse vaginale, des irritations, des infections, des plaies, en cas d’épisiotomie, d’atrophie, d’endométriose…

La dyspareunie peut avoir une origine psychologique : même après avoir été guérie, la peur de ressentir de la douleur persiste et rend la pénétration toujours aussi douloureuse.

La sécheresse vaginale peut être due au fait que l’excitation sexuelle ne soit présente lors de l’acte sexuel, ce qui le rend douloureux.

Pour diagnostiquer une dyspareunie, il est essentiel de se rendre chez un gynécologue qui procédera à un examen gynécologique afin de trouver le traitement adapté. Si la dyspareunie s’avère être d’origine psychologique, je vous conseille un suivi thérapeutique.

4 Commentaires

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  2. Stéphanie / 9 avril 2016 at 16 h 39 min / Répondre

    Personnellement je conseille également de consulter l’association Les Clés de Vénus : son approche est autant théorique que pratique et le forum est un soutient précieux quand on souffre de ces problèmes qui sont rarement décelés car « honteux » et tus par les patients. L’association met également à disposition des adhérents une liste de médecins et spécialistes qui ont été positivement évalués par l’association et ses participantes.

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