L’asexualité

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13 mai 2013 à 22 h 17 min  •  Catégorie Amour / sexualité par  •  3 Commentaires

Le 26 avril dernier, nous avons fêté la journée de l’asexualité, j’avais donc envie d’apporter un peu plus de précisions sur cette orientation sexuelle méconnue qui concerne 1% de la population mondiale.

Mais qu’est-ce que l’asexualité ?

L’asexualité, c’est lorsque l’on ne ressent aucune attirance sexuelle pour autrui. Ne pas ressentir le besoin ou l’envie d’avoir des relations sexuelles. Tout comme vous ne vous sentirez pas attiré sexuellement par certaines personnes et bien les asexuels eux ne sont attirés par personne.

L’asexuel peut être amoureux, se sentir attiré par une personne pour tout autre chose :  intellectuellement, sensuellement, esthétiquement…

Mais surtout ne confondons pas l’asexualité avec :

L’abstinence qui est le fait de s’interdire certains plaisirs, en l’occurrence sexuels, est un choix personnel.

La frigidité qui est un trouble de la sexualité féminine est le fait d’être insatisfaite sexuellement durant les rapports.

En revanche, l’asexuel peut choisir d’avoir des rapports sexuels avec son/sa partenaire et prendre du plaisir.

La pratique de la sexualité peut être un choix pour l’asexuel (masturbation, acte sexuel) s’il trouve du plaisir dans ces pratiques.

Difficile tout de même à comprendre quand :

Dans une société où le sexe est un des moteur principal, le sujet qui passionne : médias, commerces, et 99% de la population…. Nous prônons l’épanouissement sexuel à tous prix, trompons même les conjoints en toute impunité grâce aux sites internet pour les personnes mariées. L’asexualité paraît être dénuée de sens.

Délicat de vivre alors lorsque l’on va à l’encontre des normes sociétales. Pour beaucoup, les orientations sexuelles différentes de l’hétérosexualité sont incomprises.

Oui, mais on ne choisit pas ! Et rien de mal à cela.

Même si certains diront le contraire, ce n’est en aucun cas une pathologie. L’asexualité n’est pas un trouble qu’il s’agirait de « soigner ».

Compliqué pour les non-asexuels d’imaginer que cette orientation n’est pas une souffrance mais les asexuels vous diront qu’ils ne ressentent aucun manque et que cela ne gêne en aucun cas leur vie.

Tout comme l’homosexualité, la bisexualité ou bien l’hétérosexualité, l’asexualité est une orientation sexuelle à part entière.

Bon ok,  mais lorsque deux asexuels s’aiment que se passe-t-il ? Mais voyons, il y a des milliers de choses que l’on peut faire lorsque l’on est deux adultes consentants dans un lit… Personnellement, les batailles de polochons sont parfois bien plus amusantes qu’un  « sex-friend » mal avertis.

Il doit tout de même être plus simple d’être en couple lorsque les deux partenaires sont asexuels.

Enfin en attendant voici un site sur lequel on peut apprendre, discuter, comprendre l’asexualité : AVEN http://www.asexuality.org

Bon, mais finalement :

L’asexualité n’est pas l’anti-sexualité !

3 Commentaires

  1. KeLove / 27 mars 2014 at 2 h 19 min / Répondre

    Bonjour,

    Enfin un article qui tente d’expliquer l’asexualité comme une orientation, sans faire d’amalgames et de mélanges douteux…
    L’asexualité se vit différemment d’une personne à l’autre pour ceux qui se sont identifiés comme tel. Les causes que chacun trouve pour se l’expliquer varient. Certains ne cherchent même pas à trouver de causes. C’est comme ça, un point c’est tout.

    Une réalité justement évoquée dans votre article: si l’asexualité peut s’avérer très facile à vivre entre deux A, il est évident qu’elle sera source de tensions pour un couple A+non-A.
    L’équilibre est difficile à trouver entre le désir de l’un, et le non-désir de l’autre.

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