Atelier Libertinage à Toulouse … Ce qu’il s’est passé !

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Nouveau lieu pour un nouvel atelier… C’est à Muret, dans la boutique Divine for Love, que nous nous sommes retrouvés cette fois, très bien accueillis par Carole. Après s’être un peu relaxés et avoir chassé la journée de travail, nous sommes vite entrés dans le vif du sujet…. en se demandant ce que signifiait pour nous, le libertinage.

Les mots ont fusé : liberté sexuelle, réciprocité, égalité, ré-appropriation de son désir, pluralité, liberté de son propre corps (à la différence de le laisser appartenir à quelqu’un d’autre), sexe sans engagement, liberté de choisir, respect, tromperie = jalousie, érotisme, échangisme, engueulades, confiance, exhibitionnisme/voyeurisme, jeu de séduction, JEU, sensualité.

Et bien, on n’est finalement pas si loin du sens premier de ce mot, qui « apparaît au début du XVIIe siècle », nous dit Didier Foucault dans son « Histoire du libertinage ».

« Dès cette époque, il n’a pas une signification unique, mais se diffracte dans deux directions principales :

  • Il caractérise un positionnement intellectuel délibérément critique à l’égard de la religion, ses principes fondamentaux, ses dogmes, ses croyances, ses cultes ou son clergé.
  • Il désigne des comportements et des moeurs basés sur la recherche du plaisir, sous toutes ses formes et sans limites; depuis les divertissements courants – ceux du jeu, de la boisson, de la table ou de la danse… – jusqu’aux raffinements érotiques. »*

C’est quoi exactement, libertiner ? On fait comment ? On fait où ? Quid des lieux toulousains ? Libertiner seul/e ou en couple, entre amis peut-être ?! Quels sont les codes de ce monde ? Quels en sont les plaisirs, quelles en sont les limites ?

Nous étions 17, de tous les âges, de tous les genres, des curieux/ses, des initié/e/s, des débutant/e/s, à débattre.

Partage d’expériences, roses ou moins roses, questions et réflexions sans ambages, anecdotes croustillantes,  l’atelier fut animé… et riche, comme l’est un tel sujet.

Pour la première fois de l’histoire du CCF à Toulouse, notre équipe dessin n’a pas pu être présente ; des dessins de Nadia VonFoutre nous sont néanmoins offerts pour accompagner ce compte-rendu !

© Nadia von Foutre

© Nadia von Foutre

Un grand merci à elle de sa délicieuse et voluptueuse inspiration,
A l’ensemble des participant/e/s pour ce moment unique,
A celles et ceux qui deviennent petit à petit des fidèles,
A Carole et sa boutique pour son soutien et son engagement dynamique,
A Olivier d’avoir fait un conducteur servant parfait,
Et à vous tou/te/s toulousain/e/s de nous suivre et de nous épauler !

Prochain rendez-vous : le 10 juin pour le débat public avec l’Université Jean-Jaurès « Quelles sexualités vit-on aujourd’hui en dehors de l’hétéronorme ? »

 

*Didier Foucault, « Histoire du libertinage », Editions Perrin, 2010

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